TRICOTAG

 

 

Le tricot est un cadeau empreint d’amour. Je voulais faire quelque chose dans lequel on ressentirait de l’humain et non de l’industriel"

Humaniser la ville, la rendre attrayante et susciter la surprise des passants. Voici les objectifs des adeptes du «tricot-graffiti» ou «tricot-urbain», ce nouveau art urbain qui consiste à tricoter autour des arbres et du mobilier urbain. 

Cette drôle de pratique est née en 2005 lorsque l’américaine Magda Sayeg, s’ennuyant dans sa boutique de vêtement à Houston, recouvrit sa poignée de porte de tricot. Les premières impressions furent très enthousiastes.

Cette jeune américaine commença par les panneaux stop de son quartier jusqu’à étendre son territoire au pont Confluence à Angers (à l’occasion d’ «Artaq», Festival d’Art urbain et de Street Art) utilisant pendant 3 mois pas moins de 30 kilos de laine. 

Ancienne leader du groupe d’anonymes «Knitta Please», ces tricoteurs de nuits se sont fait connaitre très rapidement par les médias. Le groupe c’est ensuite dissolu. 

Le  mouvement du «knit graffiti» est devenu en quelques mois un nouvel art de rue. Cette pratique jugée illégale quand elle est pratiquée sans commande institutionnelle est de plus en plus sollicitée par certaines mairies qui souhaitent colorer leurs villes et amener des touristes curieux à explorer ces créations textiles.